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La "Bio légale" n'est pas forcément "éthique"

Source : documentaire d'Eric Wastiaux "La bio low-cost" diffusé sur France 5 2016/10

Multiplié par dix en dix ans, le marché du bio en France, est aujourd'hui, de 7 milliards d'euros. Porté dans un premier temps par différents acteurs historiques et spécialisé comme le réseau coopératif Biocoop, en matière de la distribution de "produits bio", en moins de 10 ans la grande distribution est devenu le principal acteur du secteur.

Pour Frédérique Denhez, journaliste spécialisé dans l'agriculture biologique : "il y a, aujourd'hui, une bio à deux vitesses". L'une utilise les circuits conventionnels de l'agroalimentaire en se fournissant au moins-disant sur les marchés internationaux, dans l'industrie ou dans les fermes extensives ; et une autre bio dès l'origine du mouvement se définissait en rupture avec les dérives du système productiviste et veut retrouver un système plus traditionnel, plus respectueux de la nature, construisant un rapport plus équilibré entre les différents acteurs généralement localisés : paysans, transformateurs et distributeurs. On parle alors de bio cohérences et d'économie sociale et solidaire.

Focus sur un produit exemplaire :
la tomate.

Le paysan bio traditionnel ne fournira des tomates à son réseau de distributeurs, que pendant six mois de l'année, de mai à octobre ; se refusant de chauffer ses serres pour fournir un marché demandeur et garder une cohérence de son bilan carbone. Pourtant, on trouve en super marché, de la tomate "bio" à Noël… et même, à des très bas prix ? L'explication se trouve au sud de l'Espagne, en Andalousie, surnommée la mer de plastique pour ses 30 000 m2 de serre qui alimentent en maraîchage l'Europe, toute l'année, dont 10% en Bio. L'Europe a voté un cahier des charges sur le bio ne prenant en compte que ses aspects agronomiques, certifier par Ecocerte sans pesticide. Mais le circuit économique et le traitement des ouvriers lui est hors du cahier des charges.

 

 

La bio low-cost produit de la main d'œuvre précaire ou illégal, des bidonvilles sans protection sanitaire. Les produits sont cueillis immatures pour voyager en avion ou par bateau. Les marges étant exclusivement capté par le système commercial classique de la grande distribution. Pour l'Euro-député Eric Andrieux, l'augmentation de la demande annuelle en Bio en Europe génère un problème important puisqu'en France, nous ne satisfaisons que 6% de la demande aujourd'hui. Le reste étant importé du monde entier. Le contrôle des origines et du cahier des charges des productions bio du bout du monde restant très discutable. Pour lui : baisser les contraintes, dans un premier temps, sur la production française et européenne, pour pousser rapidement une production de meilleures qualités puisque mieux contrôlée. L'idée étant de passé à une réglementation plus éthique, lorsque la production européenne aura remplacé les exportations.

Biocoop 30 ans
de militantisme coopératif

Le but est de mettre en place les bases d'un commerce équitable entre les différents acteurs d'une filière agroalimentaire. Ne plus chercher à faire la meilleure revente de son produit. En proposant une

autre voie que l'unique système de marchés, aujourd'hui incontournable, en pérennisant le travail d'une chaîne d'acteurs terrains dans un système commercial anticipé. Biocoop cherche à structuréer des filières produits, en garantissant durant trois ans les débouchées commerciales nécessaires via ses magasins, aux producteurs acceptant un cahier des charges strict : sans pesticide, sans OGM, avec le respect de critères sociaux, la transparence, la traçabilité des approvisionnements et sensibilisation du public à une consommation responsable.

 

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