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COP21 : L’Afrique l'un des enjeux des négociations

Source : Une discussion entre Juan Gomez (RFI), Pierre Radanne, expert en énergie et climat, Seyni Nafo, Porte-parole de l'Afrique à la COP21 et Anne-Cécile Bras, spécialiste de l’environnent sur Rfi

Alors que 150 pays sur 196 ont déclaré leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique, 53 pays africains sur 54 existant ont rendu leur déclaration. Seul manque la Libye. Il va sans dire que l’Afrique est très impliquée dans les négociations de la COP21 alors qu’elle ne représente que 2% des émissions des GES.

L’Afrique a un rôle central
dans ces négociations

Seyni Nafo : cela a été rendu possible parce que l’Afrique, depuis 2009, parle d’une seule voix au niveau des gouvernements, des experts et des enjeux de développement. C’est ce qui explique que la presque totalité des pays africains ont fait l’effort de se projeter jusqu’en 2030 dans leur perspective de développement. Le climat est d’ailleurs le seul sujet sur lequel l’Afrique parle d’une seule voix dans les négociations internationales. Sa représentativité s'est accrue : d’abord l’un des deux présidents de la COP de Paris est algérien, le pays qui préside est l’Afrique du Sud. De plus, on a vu cette année, les premiers sommets Afrique-Etats-unis et Afrique-Chine si l’on additionne les liens historiques avec l’Europe et le commerce qui se développe avec l’Asie, l’Afrique compte aujourd’hui. C’est aussi le dernier continent à développer et donc un levier de croissance pour le reste de la planète.

Est-ce que l’accord
va bénéficier à l’Afrique ?

N’ayant pas les mêmes moyens infrastructurels que les autres continents comment l’Afrique pourrait-elle en bénéficier ?
SN : on ne peut, tout simplement pas se poser la question. L’Afrique subit et va subir le dérèglement climatique. Cela va impacter directement le résultat de son développement en : agriculture, élevage, pêche, mais aussi sa géographie par érosion côtière, etc… L’Afrique a, au contraire l’opportunité de faire valoir ses atouts, étant le premier potentiel mondial pour le solaire. Les énergies renouvelables peuvent et doivent devenir un accélérateur de développement. En 10 ans, nous avons vu le prix des panneaux photovoltaïques baisser de 90 % et l’on attend une baisse de 50% dans les années futures. Encore inaccessible pour de nombreux pays, on voit que nous nous en approchons. Un accord entre pays du Nord et du Sud pourrait favoriser ce rapprochement.
Pierre Radan : il faut bien comprendre que le système actuel bloque le développement de l’Afrique. Les pays occidentaux ont colonisé le continent en apportant leurs façons de penser et de faire de pays tempéré. Leur façon de construire par exemple : les bâtiments de verre et d’acier, sans isolation et sans pare-soleil ruinent les capacités électriques des pays aujourd’hui en voulant climatiser ces bâtiments conçus pour d’autres climats.
 

 

Et d'autres secteurs ont besoins d’études spécifiques, comme l'étude des sols cultivables, l'agriculturepour permettant de se battre efficacement contre les conséquences du changement climatique.

Où en est-on du fond vert
de développement ?

SN : un seul rapport, produit par l’OCDE, permet d'évaluer le Fond vert. Il serait à 62 milliards de promesses sur les 100 milliards prévus, dont 70% venant de fond public. Mais la traçabilité précise de ces flux est difficile à réaliser entre la part des dons et celle des prêts. Certains pensent que nous ne sommes qu’à 16 à 18% des promesses prévues. Ce qui est abondé, c’est une cagnotte aujourd’hui de 10 milliards. Et puis la part réservée à l’adaptation au changement climatique attendu par l’Afrique n’a pas encore été votée.

Comment limiter la déforestation
et quelle alternative pour les populations locales ?

La culture sur brulis réalisée par les plus pauvres est traditionnelle sur le continent, une forêt est une ressource pour le pays qui l’exploite et en même temps, la biodiversité de la forêt est fondamentale pour réguler le climat. Donc la solution est sociale, une question liée au développement des populations sédentaires. Il faut inventer un nouveau mécanisme permettant de reconstituer la forêt en développant d’autres moyens pérennes d’exploitation pour les populations locales. Le Groupe des chefs africains, appuyée par le G7 dont la Chine et l’Inde, a développé une initiative de lutte contre le réchauffement par le développement des énergies renouvelables dans l’installation de 10 GW avant 2020 et de 300 GW avant 2050, soit le doublement de la capacité d’aujourd’hui.

Quelle stratégie pour
la désertification au sahel ?

La grande muraille verte : un long couloir vert d’Est en Ouest de l’Afrique sur 15 Km de large sur de plus de 7600 km est l’une des réponses les plus fortes pour bloquer la désertification, une idée lancée en 2007 tardant à se mettre en place. Avec l’ouverture de la COP21 l’humanité a rendez-vous avec elle-même. Le sol est la première ressource de chaque pays et le cœur affectif des peuples, multiplions les solutions pour stopper l’immigration en encrant des activités économiques durables localement.

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